EXPOSITION « 100 ANS DE PHOTOGRAPHIES »

Affiche de l’exposition aux Eaux-Bonnes été 2012

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L’exposition a été présentée à Laruns à l’Office du Tourisme du 26 mars au 13 avril 2012.

L’exposition « 100 ans de photos à Bielle et Bilhères en Ossau – 1866 – 1970″, a été vue à Bilhères en juin, juillet et août 2008, à Bielle lors de la fête des associations en 2009 et 2010 et à la Maison de l’Ossau à Arudy en août et septembre 2009. Notre exposition a rencontré le même succès et suscité de nombreuses réactions, questions et commentaires. Nous constatons que tous les publics, quelque soit leur âge, qu’ils soient originaires de Bielle et Bilhères, de la vallée ou d’ailleurs ont été intéressés, chacun à leur manière.

Depuis l’origine, c’est plus de 600 personnes qui ont vu les panneaux de l’exposition. Ce fut une occasion d’échanges fructueux: les uns ont découvert la richesse de l’ensemble photographique, les autres ont retrouvé des membres de leur famille, connus, inconnus ou disparus ou des connaissances de l’époque de leur jeunesse; d’autres encore, ont pris conscience du temps passé et de l’évolution de la société, des costumes, des comportements et des techniques.

A l’origine, nous souhaitions, à travers les documents photographiques recueillis et sauvegardés, montrer l’évolution des deux villages au 20 ème siècle à travers les photos de famille, dégager une mémoire collective du passé et les spécificités des villages, montrer le lien avec l’histoire nationale. Nous pensons que notre but a été atteint et nous en sommes très heureux.

Nous conservons et complétons les panneaux constituant l’exposition en développant certains thèmes (costumes, mariages, vie civile et religieuse, pastoralisme ….), ce qui permet éventuellement de participer à d’autres manifestations. Les panneaux restent visibles à Bilhères sur rendez-vous avec un des responsables de l’association.

PRÉSENTATION

Faire des photographies
Le portrait peint, le dessin au trait ou au fusain en usage dans l’aristocratie puis dans la bourgeoisie, sont remplacés à la fin du XIXème siècle par la photographie. Plus facile à réaliser et plus économique, elle se diffuse dans toutes les classes sociales. Le portrait photographique s’inspirera alors de la peinture (pose, cadrage) et nécessitera le recours à un professionnel.
La vocation première de la photographie est de fixer un évènement exceptionnel, des activités, des personnes. Elle transmet ainsi une image de la famille et/ou de la société avec ses temps forts et ses rites. Elle permet aux uns et aux autres de se reconnaître, de conserver de précieux témoignages familiaux et de maintenir un lien affectif.
Les évènements photographiés rythment le déroulement de la vie ; ils s’inscrivent soit dans un cadre religieux (mariage, communion…), soit dans un cadre laïque (conscription, service militaire, travail, école, fête ….).

Le recours à un professionnel persistera pour les occasions exceptionnelles.

Les photographies sont des points de repère; elles mettent en évidence des ressemblances, elles déclenchent souvenirs, associations d’idées, anecdotes, émotions, nostalgie. Elles fonctionnent comme des machines à remonter le temps, permettent de mesurer le chemin parcouru et favorisent la mémorisation et la transmission.Cependant, au fil du temps, de nombreux protagonistes deviennent anonymes. Lorsqu’il n’y a plus personne pour les identifier, la photographie informe alors sur une conception de la famille, sur les modes de vie qui évoquent un monde révolu. Les photographies deviennent documents d’histoire. Il est donc précieux de les conserver.

Comment photographier ? Que révèle la photographie ? (A travers les photos de mariage)
Le mariage est le grand moment de la vie photographique avec le portrait d’ensemble de la noce, véritable mise en scène réalisée par un professionnel et qui authentifie la réunion de deux familles.
Pendant longtemps, le décor restera immuable : entrée du presbytère, porche de l’église, façade de la mairie ; plus rarement devant une porte cochère décorée d’une guirlande végétale. Après 1950, tout change : on s’installe devant un paysage champêtre, sous les arbres.

La disposition des participants est conventionnelle : les plus âgés, mains sur les genoux, sont assis au premier rang avec les enfants. Les autres sont debout sur des gradins, corps raides, visages figés. Tous les regards convergent vers l’objectif. Après 1950, on discerne une timide décontraction dans les postures : on est de face ou de trois quarts, on pose la main sur l’épaule de son voisin, on tient furtivement une cigarette entre les doigts. Les têtes sont tournées, les regards se portent dans toutes les directions, les enfants sont plus naturels et spontanés.

Avant la première guerre mondiale, la mariée porte un voile blanc court, les autres femmes le costume traditionnel, les hommes le béret. Les vêtements sont sombres, seul se détache le blanc des collerettes et des cols de chemise. Plus tard, le voile s’allonge, la robe de mariée et la gerbe de fleurs se généralisent, les robes des femmes deviennent plus claires et plus courtes, la fantaisie s’affiche dans les chapeaux. Le costume traditionnel n’est plus porté que par les femmes âgées.
L’accordéon, la grosse caisse, le saxophone, le tambourin à cordes sont présents à la cérémonie.
A une fenêtre apparaissent des personnes en tablier; ailleurs, c’est un cuisinier qui brandit une volaille accrochée à une broche. Si la photo de mariage symbolise une alliance nouvelle officialisée par la réunion de deux familles, elle rappelle qu’il s’agit aussi d’un jour de fête et d’abondance.
Conserver des photographies : leur devenir
« De la prise de vues en studio à l’instantané pris avec un appareil numérique, la posture des figurants diffère nécessairement, allant d’une pose élaborée pour l’occasion à une tranche de vie saisie sur le vif.
Au-delà des contraintes imposées par la technique, le dispositif photographique est représentatif d’une façon de se montrer, d’une mise en scène sociale qui évolue selon les époques et les différentes conceptions de la famille. »

L’association ”HISTOIRE ET MÉMOIRE DE BILHÈRES EN OSSAU” a pris l’initiative d’organiser cette exposition de photographies des familles du village, car l’ensemble constitue un patrimoine exceptionnel, irremplaçable et fragile.

Nous n’indiquons pas le nom des personnes déjà identifiées car notre intention est de créer l’album d’une mémoire collective à partir de photos évocatrices pour chacun d’entre nous et par là, universelles.
La présentation chronologique a été choisie pour suggérer l’écoulement du temps.


 

 

 

 

 

 

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