JUIN 40, 70e ANNIVERSAIRE: (extraits du cahier n°6: )

Extrait du cahier n° 6, 1er semestre 2010

AVANT-PROPOS
L’assemblée générale annuelle de notre association s’est tenue le 28 janvier 2010 à Bilhères, dans une ambiance chaleureuse mais un environnement frais. La décision la plus importante a été de changer le nom . A compter du 1er janvier 2010 notre association s’appelle «HISTOIRE ET MÉMOIRE DE BIELLE & BILHÈRES EN OSSAU», en abréviation, HM2BO. Vous trouverez à la fin du présent cahier les principaux passages du rapport du président qui résument la teneur des débats et précisent nos objectifs pour les années à venir. Dans ce numéro, nous inaugurons une nouvelle rubrique suggérée par l’un de nos adhérents «Croyances, histoires et anecdotes du passé» dont l’objet est de se remémorer quelques bribes d’un temps disparu, avec un peu de fantaisie

70ème anniversaire de la défaite de Juin 1940

et de

l’appel du 18 juin du général DE GAULLE

Juin 2010 est le 70ème anniversaire de la débacle de 1940 et de l’appel historique du général De Gaulle le 18 juin 1940. Ce cahier n°6 évoquera les années 1940. Notre intention n’est pas de faire un historique, même succint de cette période complexe, très difficile pour notre pays et sur laquelle un grand nombre de livres ont été et continuent d’être écrits. Notre but est de faire prendre conscience de l’ambiance et du climat qui régnaient à l’époque et de montrer, à travers les photos et documents réunis par l’association, les conséquences dans la vie courante pour les citoyens ordinaires


La débâcle de la France en 1940 a été un traumatisme considérable, pour notre pays et pour les autres pays qui considéraient l’armée française comme une des plus puissante du monde. La Grande-Bretagne s’est retrouvée seule face à l’Allemagne nazie avec un sentiment de trahison du fait de l’armistice signé par la France et avec l’obsession que la marine française, intacte et puissante ne tombe dans la main de l’Allemagne ce qui la mettait à la merci de ces derniers. Les Allemands, surpris par l’ampleur de notre défaite et galvanisés par leur victoire éclair et inattendue se sont crus invincibles et le parti nazi a pu faire taire toute vélléité d’opposition dans l’armée et dans la société civile. Sur cette période, je renverrai les personnes interéssées, au numéro spécial de la revue L’HISTOIRE, «AUTOPSIE D’UNE DÉFAITE – FRANCE 1940» (n°352, avril 2010) et au livre récent «LE NAUFRAGE» de Eric Roussel, éditions Gallimard. -Eric Roussel, président de l’institut Pierre Mendès France est également l’auteur de «Jean Monnet (1996) et de Charles de Gaulle (2002)-

EXTRAIT DU PRÉAMBULE DE LA REVUE L’HISTOIRE:

«Le retentissement de la défaite survécut au régime de Vichy. la France n’était plus au premier rang des puissances, malgré tous les efforts d’un Charles De Gaulle pour le lui faire croire. La date de 1940 marque cette fracture dans la conscience française, qui inspire inconsciemment, on peut le dire jusqu’à nos jours, un manque de confiance collectif et un pessimisme que les enquêtes d’opinion en Europe ne cessent de confirmer. Des évènements postérieurs à «40» ont aggravé cet état d’esprit, la collaboration avec l’Allemagne nazie, les guerres coloniales, Dien Bien Phu et la fin dramatique de l’Algérie française. Mais le tournant psychologique date bien de ces six semaines incroyables qui ont vu les lignes françaises défoncées, l’exode des familles sur les routes de France et la signature précipitée de l’armistice. Français, nous sommes tous nés en 1940»

EXTRAIT de la 4e de couverture du livre «Le Naufrage:

«Mais dans ce chapitre si sombre on entrevoit aussi, portés par une prescience et une détermination inespérés, les germes d’une régénération politique nationale et d’une configuration inédite des rapports entre les peuples européens: le 16 juin aura été l’école de deux hommes aussi exceptionnels que différents, Charles de Gaulle et Jean Monnet

LA MOBILISATION et la GUERRE:

Le 23 août 1939 le ministre allemand des affaires étrangères Ribentrop signe a Moscou le pacte de non-agression germano-soviétique avec son homologue MOLOTOV. Le 1er septembre à 4h45, les troupes allemandes franchissent la frontière polonaise, les 3 et 4 septembre, la Grande-Bretagne, puis la France déclarent la guerre à l’Allemagne.

Chronologie succinte:

1940 sera l’année des hostilités à l’ouest. Après les opérations de Norvège en avril, le 10 mai les Allemands prennent l’offensive aux Pays-Bas, en Belgique et au Luxembourg. Le 10 mai l’armée blindée du général Von Kleist prend l’offensive dans les Ardennes, le 13 mai les blindés allemands passent la Meuse et atteignent Sedan. Le 18 mai le maréchal Pétain est rappelé de son poste d’ambassadeur à Madrid. Du 26 mai au 4 juin c’est l’ achèvement de l’évacuation du corps expéditionnaire britannique à Dunkerque, 370 000 soldats alliés dont 139 000 français sont rapatriés en Grande-Bretagne. Le 6 juin, les lignes de défense françaises sont enfoncées. Le 14 juin Paris ville ouverte est occupée, le 16 juin, Paul Reynaud démissionne. À 23 heures le Maréchal Pétain est chargé de former le nouveau gouvernement. Il sera formé le 17 juin. Le 18 juin le général De Gaulle lance son appel historique (c’est le premier) de Londres, le 21 juin les pouvoirs publics renoncent à partir pour l’Afrique du Nord, le 22 juin c’est la signature de l’armistice franco-allemand à Rethondes à 18h50, heure allemande.

L’article 2 prévoit l’occupation des trois cinquièmes du territoire français par les troupes allemandes. La ligne de démarcation part de la frontière espagnole à l’est d’Hendaye, remonte à l’est de Bordeaux, Angoulême, Poitiers, au sud de Tours, passe par Moulins et Châlon sur Saône, jusqu’à la frontière Suisse. Troisième appel du général De Gaulle, condamnant l’armistice comme contraire à «l’honneur», au «bon sens» et à «l’intérêt supérieur de la patrie». Le 28 juin, les Britanniques reconnaissent De Gaulle comme chef des «Français libres». Le 29 juin le gouvernement s’installe à Vichy. Le 10 juillet la chambre vote à Vichy, les pleins pouvoirs au maréchal Pétain par 569 voix contre 80.

Contrairement à une idée reçue, malgré les erreurs stratégiques, certaines unités françaises ont combattu avec courage et les combats de mai-juin 1940 ont été très durs par endroits. En 4 semaines, les Français comptent entre 55 000 et 65 000 tués ou disparus, les Allemands 27 074 morts et 18 384 disparus. Près de 1 850 000 hommes sont faits prisonniers, 8 à 10 millions de personnes sont sur les routes de l’exode. Une pagaille et une confusion considérables règnent et resteront dans les mémoires.

La France occupée (carte extraite de la revue l'HISTOIRE)
La France occupée (carte extraite de la revue l’HISTOIRE)

L’AVANT GUERRE: la conscription et la préparation de la guerre

Photo sans doute de 1939 non pas de conscrits mais de mobilisés.

1933: conscripts du canton de Laruns

1939 conscrits du canton Laruns, outre Eugène LOU POUEYOU, on reconnait Jacques SOM.

Ont été reconnus, Eugène LOU POUEYOU, Gaston ARRIBE (debout dans la voiture de la première photo, le conducteur serait Georges SARRAILH?) et Jacques SOM (sur la 3e photo). Merci de nous signaler les personnes que vous reconnaîtriez.

1935 Groupe de Didier TRÉSARRIEU-BESINCQ

Le service militaire

1939 mobilisation, Georges MINVIELLE

1939: Pierre BONNEMASON, aérodrome de Pau

LA MOBILISATION ET LA GUERRE

Le 23 août 1939 le ministre allemand des affaires étrangères Ribentrop signe a Moscou le pacte de non-agression germano-soviétique avec son homologue MOLOTOV. Le 1er septembre à 4h45, les troupes allemandes franchissent la frontière polonaise, les 3 et 4 septembre, la Grande-Bretagne, puis la France déclarent la guerre à l’Allemagne.

Chronologie succinte:

1940 sera l’année des hostilités à l’ouest. Après les opérations de Norvège en avril, le 10 mai les Allemands prennent l’offensive aux Pays-Bas, en Belgique et au Luxembourg. Le 10 mai l’armée blindée du général Von Kleist prend l’offensive dans les Ardennes, le 13 mai les blindés allemands passent la Meuse et atteignent Sedan. Le 18 mai le maréchal Pétain est rappelé de son poste d’ambassadeur à Madrid. Du 26 mai au 4 juin c’est l’ achèvement de l’évacuation du corps expéditionnaire britannique à Dunkerque, 370 000 soldats alliés dont 139 000 français sont rapatriés en Grande-Bretagne. Le 6 juin, les lignes de défense françaises sont enfoncées. Le 14 juin Paris ville ouverte est occupée, le 16 juin, Paul Reynaud démissionne. À 23 heures le Maréchal Pétain est chargé de former le nouveau gouvernement. Il sera formé le 17 juin. Le 18 juin le général De Gaulle lance son appel historique (c’est le premier) de Londres, le 21 juin les pouvoirs publics renoncent à partir pour l’Afrique du Nord, le 22 juin c’est la signature de l’armistice franco-allemand à Rethondes à 18h50, heure allemande.

L’article 2 prévoit l’occupation des trois cinquièmes du territoire français par les troupes allemandes. La ligne de démarcation part de la frontière espagnole à l’est d’Hendaye, remonte à l’est de Bordeaux, Angoulême, Poitiers, au sud de Tours, passe par Moulins et Châlon sur Saône, jusqu’à la frontière Suisse. Troisième appel du général De Gaulle, condamnant l’armistice comme contraire à «l’honneur», au «bon sens» et à «l’intérêt supérieur de la patrie». Le 28 juin, les Britanniques reconnaissent De Gaulle comme chef des «Français libres». Le 29 juin le gouvernement s’installe à Vichy. Le 10 juillet la chambre vote à Vichy, les pleins pouvoirs au maréchal Pétain par 569 voix contre 80.

Contrairement à une idée reçue, malgré les erreurs stratégiques, certaines unités françaises ont combattu avec courage et les combats de mai-juin 1940 ont été très durs par endroits. En 4 semaines, les Français comptent entre 55 000 et 65 000 tués ou disparus, les Allemands 27 074 morts et 18 384 disparus. Près de 1 850 000 hommes sont faits prisonniers, 8 à 10 millions de personnes sont sur les routes de l’exode. Une pagaille et une confusion considérables règnent et resteront dans les mémoires.

Appel du 18 juin 1940

«JOURNAL D’EXODE de M. CHESNE (TRÉSARRIEU-BESINCQ) en 1940

Sage-femme, à Dives sur Mer, à coté de Cabourg, nous habitions une maison située au bord du canal. Mon père, ancien combattant de 1914-1918, mobilisé à son poste, devait rester sur place, mais tout le monde partait en exode. Nous avions décidé de rallier la Mayenne, nous avions une tante à Laval, elle était âgée mais ne refuserait certainement pas de nous recevoir. Ma voiture contenait 4 personnes mais c’est à 7 que nous embarquons le 30 juin 1940
Ce que fut cette expédition, trop de livres ont été écrits pour que je donne des détails ici. Les Mayennais n’étaient pas contents de voir tant de monde arriver, dans les villes, nous trouvions un peu de ravitaillement, mais dans les campagnes, l’accueil était glacial. Avec nous, nous avions une amie, qui avait un enfant de 7 jours, né à Deauville la semaine précédente. Des fermiers, près de Mayenne, ont refusé de faire chauffer le biberon du bébé. C’est une commerçante qui a accepté de le faire dans le village, non sans avoir bougonné et me disant « où allez vous grand Dieu ? ».

Elle avait raison, mais il fallait suivre, les camions militaires, les voitures particulières, tout le monde roulait dans le même sens. De temps en temps, nous arrêtions, pour nous cacher dans les récoltes, car nous étions bombardés par des avions italiens paraît-il ? Occupée à caser et ensuite à regrouper toute ma famille, je ne m’occupais guère à identifier les avions, tout le monde gardait son sang froid. Nous avions mes deux neveux, habillés en fille, car des bruits affreux circulaient sur la cruauté des Allemands envers les petits garçons. Mais de voir ces 2 chenapans, ajuster chapeaux et jupes, n’importe comment, apportait une note de gaieté à ce voyage forcé.À Laval, ma tante, âgée de 79 ans, habituée à vivre seule, était ahurie de voir dix personnes arriver à l’improviste. La jeune maman et son bébé furent installés dans la chambre d’amis, avec une institutrice qui l’accompagnait, il était entendu que nous partirions en Bretagne le lendemain. La nuit porte conseil, ma mère, qui était souffrante décida de ne pas aller plus loin. Un de mes neveux avait des nausées et se trouvait mal en point également. Dans un autre ordre d’idée, ma sœur fit remarquer que la moitié de l’essence du réservoir était consommée, je n’avais plus de bons ; et si par hasard j’arrivais à m’en procurer, qui me fournirait ce précieux liquide ?
Les nouvelles étaient alarmantes. Nous sommes restés plusieurs semaines en exil. Après l’arrivée des Allemands, des projets sont faits pour reprendre la route. Beaucoup de personnes qui étaient dans les maisons voisines, envisageaient la même chose. Un beau matin, la plupart des voitures étaient parties, volées par l’occupant. Les gens désemparés, car beaucoup avaient laissé dedans ce qu’ils avaient sauvé de chez eux. Il y avait des gens du Nord, de la Somme et de la Seine Inférieure. Notre voiture, la plus petite, avait été changée de place mais les serrures avaient résisté. Après cette alerte, la décision est prise, à l’unanimité, nous repartons en Normandie

Tout le long du chemin, il fallait à chaque instant, sortir photos et papiers, ceux de mes neveux étaient égarés puisqu’ils étaient des filles. Deux fois les Allemands tendirent chocolat et bonbons aux enfants mais tout était jeté un peu plus loin. Maman se souvenait que ces denrées étaient empoisonnées en 1914-1918, elle ne voulait pas de risques pour les siens. Les enfants n’étaient pas de cet avis, ils auraient aimé croquer tout cela, ils avaient faim et étaient privés de gâteries depuis longtemps.

Au retour une surprise nous attendait, les Allemands avaient disposé leurs camions, entre deux rangées d’arbres, juste devant notre maison. La rue était barrée aux deux extrémités, ce qui fait que nous ne pouvions pas rentrer chez nous sans laisser passer. Ce papier nous fut donné à la Mairie, et nous voilà installés à nouveau avec mon père, qui était resté et avait sauvé la maison du pillage.

Nous apprenions la mort d’amis tués par les bombardements et aussi le nombre de prisonniers, maris de mes clientes, qui venaient me dire leur peine et leurs ennuis. Beaucoup de jeunes femmes attendaient des enfants et étaient sans ressources. Je m’occupais de leur cas et promettais mon aide sans réserve. Mon travail avait repris très vite, les médecins étaient mobilisés, avec deux collègues, nous arrivions à assurer un service décent en faisant beaucoup de marche à pied car les bons d’essence n’arrivaient pas régulièrement.»

LES PRISONNIERS DE GUERRE:

Près de 1 850 000 prisonniers français dont la plupart resteront 5 ans en Allemagne malgré l’armistice. Le 21 mars 1942 Fritz Sauckel est nommé responsable du recrutement de la main d’oeuvre pour les usines allemandes dans toute l’Europe occupée. Il exigera de Vichy 250.000 ouvriers pour l’Allemagne.

Le 16 juin, il rencontre Pierre Laval pour l’application de cette mesure. Le 22 juin, Laval croit pouvoir refuser en proposant le principe de la «relève». Pour 1 ouvrier partant travailler, l’Allemagne libérait un prisonnier, mais Hitler ramène le troc à 1 prisonnier pour 3 travailleurs volontaires. Laval dit dans un discours «pour construire cette Europe, l’Allemagne est en train de livrer des combats gigantesques contre le bolchvisme. Je souhaite la victoire de l’Allemagne……»

Le premier convoi de prisonniers libérés (1200 agriculteurs de plus de 40 ans) arrive à Compiègne le 11 août. Inutile de préciser que ce système a peu fonctionné.

SPÉCIFICITÉS DES VALLÉES PYRÉNÉENNES

Géographiquement, les Pyrénées font partie du grand sud-ouest, elles sont situées en zone libre mais hors des grandes zones de combats que sont le nord et l’est en 1940, puis les axes Normandie-Alsace et couloir rhodanien-Alsace après les débarquements de Normandie et de Provence en 1944-45. La proximité avec l’Espagne en fait un lieu de passage vers le Maroc ou l’Angleterre via le Portugal pour tous ceux qui veulent fuir les nazis, rejoindre les «forces françaises libres» ou anglaises (aviateurs abattus en France).

Il existe déjà des camps d’internement des républicains espagnols réfugiés en France (Argelès, Gurs). Anti-fascistes traditionnellement et craignant d’être livrés à Franco par les Allemands (notamment les communistes), ils formeront les premiers maquis. A partir d’initiatives individuelles, une partie de l’armée de Vichy tolérée par les Allemands, certains membres des chantiers de jeunesse ou des réfractaires au STO fourniront les cadres, les hommes et les armes qui constitueront et structureront les réseaux, maquis et corps francs du Sud-ouest. Ces structures, militarisées et disciplinées seront efficaces. De juin 1944 à mai 1945, elles libèreront la totalité des territoires du Sud-Ouest, le quart du territoire national. Une partie de leurs cadres, après un passage par Londres, viendront renforcer et restructurer les réseaux de la France occupée décimés par la Gestapo. La vallée sera particulièrement marquée par les réseaux d’origine espagnole d’Oloron, Pédehourat réfugiés un temps au col de Marie Blanque, par le chantier de jeunesse basé au Benou et le Corps Franc Pommies.

Chantier de jeunesse «guynemer»n°31

Chantier de Jeunesse d’Arudy, basé au Benou de 1941 à juin 1942, il est transféré ensuite dans le Massif Central. Les chantiers de jeunesse furent constitués le 30 juillet 1940 comme substitut au service militaire supprimé par l’armistice. Ils sont d’une durée de 8 mois et obligatoires pour tous les Français de zone libre en âge de service militaire.

Dirigés par le général Joseph de la Porte du Theil, les chantiers devaient inculquer les valeurs de la «révolution nationale». Encadrés par des officiers d’active ou de réserve, comme toutes les créations de Vichy, c’était une institution ambigüe. Beaucoup de jeunes rejoindront néanmoins les réseaux de résistance.

Corps Franc Pommies – 43e RI (CFP)

Dans la plupart des régiments de l’armée d’armistice, des officiers exercent des fonctions clandestines. Capitaine au 18e RI de Pau, Pommies prépare la revanche. Il entre en contact avec ses homologues d’autres corps de troupes et prépare en secret un plan de mobilisation permettant de tripler les divisions de l’armée d’armistice et organise le camouflage d’armes et de matériels de guerre. Le potentiel mobilisable est de 24 divisions représentant prés de 3000.000 hommes. Le 15 novembre 1940, il lui est confié la responsabilité de la mobilisation secrète de l’armée dans les Landes, les Basses et Hautes Pyrénées et une partie du Gers. Il organise un service de contre espionnage au sein même de la Gestapo (68 officiers ou agents gestapistes sont éliminés avant le 6 juin 1944). En Béarn et en Soule, 34 opérations de sabotage sont réalisées et évitent des bombardements alliés notamment à l’usine Hispano-Suisa de Soue dans les Hautes-Pyrénées (15 avril 1944), à la compagnie de raffinage de Boussens (§ avril 1944) et à l’arsenal de Tarbes (24 mai 1944). Le 6 juin 1944, le CFP mobilise 9.000 hommes pour mener une lutte ouverte.

1941: photo prise en Autriche, on reconnait Didier TB , à coté de lui, Jean SOUBIROU de Laruns

Photos de Georges MINVIELLE dans un ferme en Allemagne


Jean-Baptiste TRÉSARRIEU-BESINCQ et ses compagnons de captivité

L’APRÉS GUERRE:

1945, retour de captivité des soldats de Bihères

3e rang: Bernard PASSIMOURTS, X, Jean PUYOU, Jacques BISCOURP, et Célestin LAUBUCHOIS.

2e rang: Eugène LAUBUCHOIS, Jean SOM, Georges MINVIELLE, Jean-Louis BISCOURP, au 1er rang, assis, Georges ARRIBE.

Années 60, cérémonie au Benou


2 réflexions au sujet de « JUIN 40, 70e ANNIVERSAIRE: (extraits du cahier n°6: ) »

  1. bonjour,
    dans le cadre des recherches que je mène sur l’aérodrome militaire de Pau, serait-il possible de disposer d’une copie des photos de M. Bonnemason, svp?
    il existe déjà les deux clichés exposés dans ces pages; peut-être y en a-t-il d’autres?

    vous remerciant par avance pour l’attention que vous voudrez bien porter à ma demande,
    cordialement,
    FD

  2. Bonjour, j’ai lu avec insistance toutes c’est photos et commentaires, mon grand oncle d’Arudy a été prisonnier en Allemagne, un oncle par alliance de Gère Bélesten, , a fait partie de la résistance, mais un aspect de la guerre que je ne voudrais pas que l’on oublie. Mon beau père de Gère Bélesten, marié à Assouste, en 1943, je crois, a quitté la France par l’Espagne a séjourné dans le sinistre camps de « Miranda » et a rejoint la France libre au Maroc, je ne vois pas hormis les résistants du CFP, trop de commentaires sur ces Ossalois qui ont rejoins la France Libres, peut être étaient ils pas trés nombreux (ou bien comme mon beau père) n’ont ils jamais eu la grosse tête?
    Cordialement.

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