Les syndicats valléens

Extrait du cahier n°7

Les premières lois béarnaises s’appellent les «fors». Le plus ancien est le «for d’Oloron» octroyé en 1080 par le vicomte Centulle V pour attirer de nouveaux habitants et faciliter la reconstruction de la ville détruite par les vikings. Extrait du livre de Pierre TUCOO-CHALA «Petite histoire du Béarn, éditions Princi Negue p27

«Les vallées montagnardes, (Ossau, Aspe et Barétous) avaient leurs «fors» particuliers (octroyés respectivement en 1221, 1222 et 1247), valables pour l’ensemble des villages de chacune d’elles. Ces chartes de coutume permettaient aux montagnards de s’administrer eus-mêmes par l’intermédiaire d’un «syndicat», chaque village désignant un ou plusieurs jurats siégeant en commun sous la présidence de «syndic». Le pouvoir vicomtal était donc assez limité dans ces vallées, d’autant plus que les pâturages de haute montagne étaient la propriété  indivise des villages qui les faisaient contrôler par le syndicat»

Extrait du livre de Jean JOANICOT «La vallée d’Ossau à travers l’histoire» imprimerie saint Joseph, Tarbes , p 34

«Lorsque les vicomtes de la maison de Moncade, voulant mettre fin aux exactions des Ossalois qui, d’après Marca «croyaient qu’il leur était permis, en quelque sorte de ravager et de butiner la campagne», s’avisèrent de doter la vallée d’un for, les Ossalois discutèrent âprement pour obtenir une charte de libertés aussi étendue que dont jouissaient les Oloronais. Ce for fut octroyé par le vicomte Guillaume Raymond en 1221»

Ce statut permet aux habitants des vallées de se déplacer, de commercer et d’apprendre à lire et à écrire, ils constitueront des communautés très éduquées pour l’époque ce qui facilitera leur communication au cours des transhumances, leur réussite à l’étranger et leur intégration dans les différents services de l’état ou de l’église.

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